L’art de bien parler selon Priscillia Amirali

Priscillia Amirali, élève en 1ère HLP, nous livre sa recette pour bien parler, en s’inspirant d’éminents auteurs du XVIIème siècle, à savoir La Rochefoucauld, La Bruyère et La Fontaine. Et en vers s’il vous plaît ! On vous laisse déguster !

Savez-vous ce que c’est que de bien parler ?
La pratique et la théorie sont complètement différentes.
M’autoriseriez-vous de vous faire part de grands secrets ?
Car la rhétorique est la matière la plus passionnante.

Pour commencer, donnons une définition.
Avant d’entrer dans le sujet.
Bien parler c’est permettre à nos émotions,
De transiter vers des oreilles à multiples personnalités.

Premièrement, mettez un kilogramme de bonnes intentions
Pas comme le corbeau et le (gentil) renard.
Bien parler ne veut pas dire flatter avec une touche de manipulation,
C’est s’exprimer pour attirer les regards.

Ensuite ajoutez une cuillère à café de sentiments,
Appliquez-vous à suivre la loi morale !
Surtout il faut chercher les meilleurs arguments,
Pour ne pas choquer ou être trop brutal.

Attention à ne pas gâcher les cinq minutes de repos,
Enfants nous le pouvons en tant que diseurs de rien,
Être maître de la conversation n’est pas très beau
Trop converser peut brûler les étapes de notre entretien.

Le silence peut prendre place entre nos ingrédients,
Cela permet au public de savourer le moment.
Apostropher quelqu’un peut le rendre méfiant,
Ainsi le mélange ne sera pas très croustillant.

Pour finir, ayez confiance en vous !
C’est l’essence même pour bien communiquer.
L’assurance est un des plus grands atouts,
Le juré huit n’a pas eu besoin de bafouiller

Être confiant c’est la cerise sur le gâteau,
Parce que c’est normal d’avoir des défauts.
Voici la recette de bien parler.
Une recette à bien garder.


P. Kibwe Amirali, La recette de bien parler, 2022.

* Le juré 8 est un personnage de la pièce et du film « Douze hommes en colère », un architecte raisonnable, sensible et très éloquent, qui arrive à convaincre onze autres jurés qu’un jeune homme accusé de la mort de son père n’est en fait pas forcément coupable.

Visuel : « Polymnie » de Giuseppe Fagnani (1869). Polymnie est la Muse de l’éloquence.

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