Avis des 2ndes A sur « Au Bonheur des Dames »

Les 2ndes A ont lu « Au Bonheur des Dames » de Zola ! La taille imposante du roman ne les a pas rebutés ! Cerise sur le gâteau, ce roman les a interpellé et touché, la plupart du temps, et malgré les très nombreuses descriptions qui l’émaillent. Ils ont pu aussi discuter du livre avec Madame la Directrice de l’école primaire, Mme Bénédicte Peudon, grande amatrice du roman, qu’elle a lu et relu un nombre incalculable de fois.

Voici quelques avis rédigés par nos élèves :

« Denise trouve un travail dans un magasin nommé « Au Bonheur des Dames », le nouveau magasin qui fait tourner les têtes. Contre vents et marées, et un peu contre toute attente, Denise parvient à se faire une place dans le coeur du magasin, y compris dans celui de Mouret, le patron du magasin. J’ai été bluffé par la capacité de l’auteur à développer des personnages relevant du réalisme. Chaque personnage a un caractère, aspect physique et/ou psychologique qui les différencie de tous les autres. L’auteur rejette ainsi les sujets dits « nobles ». Il nous permet une plongée en profondeur dans la vie quotidienne de l’époque.

Le côté larmoyant de la protagoniste ne m’a guère satisfait. En revanche, j’ai trouvé stupéfiante la manière dont l’auteur a façonné le personnage d’Octave Mouret, le patron du Bonheur. On assiste à ses tourments psychologiques entre ses liaisons avec ses employés, son commerce, et les tensions qu’ils engendrent. »

Graig Yav

« Je peux comparer le Bonheur des Dames aux grands magasins à Lubumbashi, ils écrasent carrément la plupart des petits kiosques qui essayent tant bien que mal de s’en sortir malgré le fait que ce soit perdu d’avance. Un fait très choquant dont parle Zola, ce sont les conditions de travail qui sont exécrables et invivables. Le Bonheur des Dames est doté d’un vrai pouvoir d’achat. J’ai beaucoup apprécié la modernité du magasin, je dirais même que Zola nous décrit l’évolution du commerce.

Le personnage que j’ai le moins apprécié c’est Mouret, car je le trouve égocentrique et limite pervers narcissique. J’avais l’impression qu’il voulait dominer la femme. Par contre, j’ai beaucoup aimé Bourras et Denise. Bourras, pour moi, incarne la persévérance. Certes, c’est un petit marchand, mais il ne s’est pas laissé faire, il a quand même voulu montrer son savoir-faire Cependant, cela n’a pas été suffisant.

Denise, elle, je pouvais m’identifier à elle. C’est une personne qui a eu du mal à trouver sa place dans cette industrie. Elle a vécu et subi de nombreuses choses, mais malgré tout le mal qu’on a pu lui faire, elle n’a jamais essayé de se venger. Elle n’a pas cessé d’être bienveillante, et, par-dessus tout, elle a toujours mis sa famille en premier. Selon moi, la famille est importante, peu importe ce qui se passe, elle doit toujours passer en première.

Les citations qui m’ont le plus marquée sont « L’argent est bête, si on ne le dépense pas » et « Tout ce qui reluit n’est pas d’or. L’argent revêt souvent une importance très exagérée aux yeux de très nombreuses personnes. On oublie que tout ce qui brille n’est pas d’or. L’or, le véritable, se trouve dans les personnes qu’on aime, des personnes qui rentrent dans nos vies pour mettre de la lumière où il faisait sombre. Le livre m’a beaucoup appris. »

Tula D’Alberto

« Quand on lit les premières lignes, on est très vite mis au courant de la situation du personnage principal, Denise. Elle est accompagnée de ses deux frères, Jean et Pépé, et elle doit prendre soin d’eux. Quand elle arrive à Paris, elle montre déjà de l’intérêt pour le Bonheur des Dames. Grâce au titre, on peut se dire que c’est là où elle travaillera pour gagner de l’argent et prendre soin de ses frères. A la vue du nombre de pages, on peut imaginer l’intensité et la complexité des problèmes auxquels sera confronté le personnage principal. »

Samuel Kabila

« En premier lieu, ce livre m’a vraiment plu, ce n’est réellement pas mon style, mais j’ai quand même apprécié le livre et je me suis laissée absorbée par l’histoire plutôt facilement. Je déteste vraiment le côté trop explicatif et détaillé du réalisme, pourtant ce livre était très intéressant ; du suspense, des drames, de l’amour, des mensonges et de l’amitié : une vraie télé novela !

Grâce à livre, j’en ai aussi beaucoup appris sur cette époque, comment la vie se déroule sous le second empire. Une chose m’a beaucoup révolté sur cette période, le rôle et la place de la femme. Qu’elle soit considérée ainsi, comme une vulgaire fourmi, m’a brisé le cœur, et je me rends compte qu’on est quand même plus chanceuses qu’elle, bien qu’on ne soit toujours les égales des hommes.

J’ai aimé découvrir les personnages, particulièrement Denise et Geneviève, sa cousine. Ces deux personnages m’ont le plus touché. Chacune a porté un énorme fardeau. Pour la première : la charge de ses frères, le manque d’argent et un amour auquel elle n’arrive pas à croire. Pour l’autre : le manque considérable de moyens, le stress permanent, et surtout une trahison, le mensonge de l’être pour lequel elle éprouve le plus d’amour, la personne à la base de son chagrin immense. L’une a réussi à se relever, à se remette sur pied, et elle s’est relevée plus forte que jamais. L’autre, pendant ce temps-là, a souffert jusqu’à son dernier souffle, n’essayant pas de se voiler la face.

Deux passages m’ont particulièrement marqué. Le premier, c’est celui où Pauline sous-entend que Denise devrait se trouver un homme, qui l’aidera sûrement financièrement, ce qui, dans ma tête, a sonné comme : sans homme tu ne sortiras jamais la tête de l’eau, qu’il te faut un homme et qu’il te servira de bouée de sauvetage, car tu n’arriveras pas à nager à contre-courant et que tu te noieras. Le deuxième, ce sont les deux dernières pages du livre, dans lesquelles Mouret tente de retenir Denise, de ne pas la laisser quitter le magasin. Je trouve vraiment admirable qu’il en vienne à la supplier en pleurant de ne pas s’en aller. Qu’il ne joue pas au gros dur, qu’il ne cache tout simplement pas ses sentiments. »

Tessa Tshiani

« Au Bonheur des Dames est un roman naturaliste écrit par Emile Zola. C’était la première fois que je lisais un roman de ce genre, et je n’ai pas été déçu. Comme je m’y attendais, il y a eu plusieurs hypotyposes assez développées, qui sont la marque de fabrique d’Emile Zola. Le livre traite principalement du sujet du travail au 19ème siècle, et plus précisément du travail des femmes au 19ème siècle. Personnellement, je n’ai pas trouvé l’intrigue du livre très intéressante. Cependant, Zola a réussi à créer des personnages aussi attachants qu’énervants, qui ont plus d’une fois réussi à me faire réfléchir. Je veux évidemment parler de Bourras et de Mme Aurélie. »

Luc-Eric Monga

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